On connaissait les gens qui repartent avec le petit savon de l’hôtel.
Dans le 38, certains ont visiblement décidé de passer au niveau supérieur.
Dans plusieurs restaurants étoilés du département, les équipes constatent régulièrement la disparition d’objets après le passage de clients : couverts, couteaux, bougies, pots de fleurs… et même papier toilette.
Oui, même dans un restaurant étoilé, quelqu’un peut apparemment finir son dîner en se disant qu’il lui manque justement un rouleau à la maison.
D’après Le Dauphiné Libéré, ces petits larcins peuvent représenter de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros de pertes chaque année pour certains établissements.
Un client est même reparti avec le support des toilettes
Le détail le plus improbable concerne un chef isérois interrogé anonymement.
Avant même l’obtention de son étoile, un client aurait carrément arraché un support à papier toilette fixé au mur.
Pas juste le rouleau.
Le support aussi.
Avec les vis et les chevilles.
Le chef raconte avoir retrouvé du plâtre au sol après le passage du client. L’objet n’avait pourtant rien de particulièrement précieux.
Et c’est peut-être justement ce qui rend l’histoire encore plus étrange.
Parce que voler un couvert haut de gamme, on comprend au moins la logique derrière le geste, même si ça reste évidemment du vol.
Mais rentrer chez soi avec un support de papier toilette démonté dans un restaurant, il faut déjà avoir une vision assez précise de sa décoration intérieure.
Les petits « souvenirs » finissent par coûter cher
Individuellement, certains objets ne valent parfois que quelques euros.
Le problème arrive quand le scénario se répète régulièrement.
Une cuillère ici, une bougie là, un couteau, un élément de décoration…
À la fin de l’année, l’addition peut devenir sérieuse pour des établissements qui investissent justement beaucoup dans les arts de la table, la décoration et chaque détail de l’expérience.
Et contrairement à un restaurant où le matériel est volontairement très standardisé, une table étoilée peut utiliser des objets plus spécifiques, parfois difficiles ou coûteux à remplacer.
Certains restaurateurs sont donc contraints d’adapter leurs habitudes tout en essayant de ne pas transformer le repas en contrôle de douane à la sortie.
Le paradoxe est quand même assez beau
On réserve une table étoilée pour découvrir une cuisine travaillée, des produits précis, un service poussé dans les détails.
Et quelqu’un repart avec le pot de fleurs.
Le phénomène dépasse d’ailleurs largement l’Isère : les vols de petits objets dans l’hôtellerie et la restauration sont documentés depuis longtemps. Ce qui change ici, c’est surtout la liste assez improbable des choses qui disparaissent dans des établissements où chaque élément du décor fait partie de l’expérience.
Pour les restaurateurs concernés, ça reste évidemment beaucoup moins drôle : ces disparitions coûtent de l’argent et obligent parfois à modifier leur organisation.
Pour nous, il reste quand même une question.
Que fait-on exactement d’un support à papier toilette volé dans un restaurant étoilé une fois rentré chez soi ?
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