Si le ciel paraît un peu plus sale que d’habitude, ce n’est pas juste la cuvette qui fait encore parler d’elle.
Une importante masse d’air chargée en poussières venues du Sahara a traversé le sud-est de la France et touché l’Isère ces derniers jours.
Résultat : le bassin grenoblois et le bassin Lyon - Nord-Isère ont été placés en vigilance jaune pour les particules PM10.
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes explique que cette remontée est liée à une dépression partie du large du Portugal avant de remonter vers le golfe de Gascogne, emportant avec elle des particules désertiques sur plusieurs centaines de kilomètres.
Et cette fois, l’épisode a été assez marqué pour dépasser les seuils d’information ou de recommandation dans plusieurs bassins de l’est de la région.
Le Sahara est arrivé jusqu’à Grenoble
Le phénomène n’est pas nouveau, mais il reste toujours un peu étrange à voir.
Ces poussières sont essentiellement composées de particules minérales relativement grossières. Elles peuvent former un voile dans le ciel, réduire la visibilité sur les massifs et surtout laisser un dépôt assez reconnaissable sur les voitures, balcons et fenêtres.
Donc si ta voiture est soudainement passée du noir au beige sans avoir bougé, ce n’est probablement pas un nouveau concept de covering.
À Grenoble, l’effet se ressent surtout sur les PM10, les particules de moins de 10 micromètres.
Atmo avait déjà annoncé une qualité de l’air dégradée jeudi, avec une hausse possible des particules fines liée à cet épisode saharien. Vendredi, les concentrations sont restées assez élevées pour maintenir une vigilance sur le bassin grenoblois.
Pourquoi ça pose problème ?
Le sujet n’est pas uniquement esthétique.
Ces particules restent suffisamment petites pour être inhalées et peuvent irriter les voies respiratoires, en particulier chez les personnes sensibles.
La préfecture recommande donc notamment de limiter les efforts physiques intenses à proximité des grands axes et de privilégier, quand c’est possible, les zones moins exposées au trafic.
Pas besoin non plus de s’enfermer chez soi ou d’annuler sa journée.
On parle d’un épisode de pollution à surveiller, pas d’une alerte apocalyptique.
Le bon réflexe, c’est surtout d’éviter de cumuler les expositions inutiles, notamment si on est déjà sensible à la pollution de l’air.
Les pluies ont commencé à faire le ménage
La bonne nouvelle, c’est que l’épisode devrait être assez court.
Les averses et orages arrivés vendredi ont commencé à lessiver l’atmosphère, ce qui favorise la baisse des concentrations en particules.
Atmo prévoit pour samedi une qualité de l’air majoritairement moyenne sur la région, avec seulement quelques zones encore localement dégradées à l’est.
Autrement dit : le pic le plus marqué devrait passer.
Il restera peut-être juste la partie la plus visible de l’épisode sur les carrosseries.
Et si tu comptais laver la voiture ce week-end, pour une fois, attendre 24 heures de plus peut être une vraie stratégie.
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