Une mobilisation est annoncée ce dimanche 20 septembre à Grenoble contre une réforme concernant les conditions d’usage des armes par les forces de l’ordre.
Le rassemblement doit débuter à 15h devant l’hôtel de police de Grenoble, boulevard Maréchal-Leclerc.
D’après Le Dauphiné Libéré, plusieurs organisations appellent à manifester contre ce qu’elles présentent comme un « permis de tuer ». Cette expression appartient aux opposants au texte : la proposition de loi porte officiellement sur la reconnaissance d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions.
Pourquoi les manifestants parlent de « permis de tuer »
C’est le point qui cristallise l’opposition.
Les organisations mobilisées estiment que la réforme pourrait élargir la protection juridique accordée aux policiers et gendarmes lorsqu’ils utilisent leur arme.
Elles contestent notamment le principe d’une présomption de légitime défense, estimant qu’il pourrait modifier la façon dont certaines interventions sont ensuite examinées par la justice.
Le terme « permis de tuer » est donc un slogan employé par les opposants au texte, et non une formulation juridique de la réforme.
Ce que prévoit réellement le texte
Le texte a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 7 juillet 2026 avant d’être transmis au Sénat. Il n’est donc pas définitivement adopté à ce stade.
La version votée par les députés modifie notamment les règles encadrant l’usage des armes par les policiers et les gendarmes.
Elle prévoit qu’ils puissent utiliser leur arme de manière « absolument nécessaire et strictement proportionnée » afin d’empêcher la répétition, dans un temps rapproché, d’un meurtre ou d’une tentative de meurtre, lorsqu’ils disposent d’éléments leur permettant de considérer cette répétition comme probable.
Le dossier législatif porte également sur la reconnaissance d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre.
Le texte n’est pas encore une loi définitive
C’est une précision importante derrière la mobilisation de dimanche.
Même si le texte a franchi l’étape de l’Assemblée nationale, son parcours parlementaire n’est pas terminé. Il a été transmis au Sénat en juillet 2026 et reste en cours d’examen.
À Grenoble, la manifestation de dimanche intervient donc alors que le texte peut encore évoluer avant une éventuelle adoption définitive.
Pour ceux qui souhaitent simplement connaître l’information pratique : le rendez-vous est annoncé dimanche 20 septembre à 15h devant l’hôtel de police de Grenoble.
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