ÉTUDIANT · Grenoble, Saint-Martin-d'Hères, Isère

Grenoble : les blocages reprennent dans les lycées dès la rentrée, la police intervient à Champollion et Pablo-Neruda

À peine les vacances de la Toussaint terminées, les blocages reprennent ce lundi 2 novembre dans plusieurs lycées de l'agglomération grenobloise. Barricades, tirs de mortiers d'artifice, interventions policières : la rentrée est mouvementée. Malgré les annonces du gouvernement, une partie des lycéens compte poursuivre sa mobilisation.

Intervention de policiers devant un lycée de l'agglomération grenobloise lors des blocages lycéens du lundi 2 novembre 2026, avec des élèves rassemblés et un feu de poubelles à proximité de l'établissement.

Le retour en cours n'aura pas été tranquille pour tout le monde. Ce lundi 2 novembre, dès les premières heures de la matinée, plusieurs lycées de Grenoble et de son agglomération ont de nouveau été concernés par des blocages ou des tentatives de blocage.

Devant certains établissements, des poubelles et des barrières ont été installées pour empêcher l'accès aux bâtiments. Les forces de l'ordre sont intervenues à plusieurs endroits pour dégager les entrées et permettre aux élèves qui le souhaitaient de rejoindre leurs cours.

Une reprise des mobilisations qui intervient après deux semaines de vacances, alors que le mouvement lycéen dure depuis la fin du mois de septembre.

Champollion, Pablo-Neruda : une matinée sous tension

Au lycée Champollion, dans le centre de Grenoble, des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des jeunes rassemblés devant l'établissement, avec notamment l'utilisation d'un fumigène.

Une publication sur X fait également état d'une intervention policière avec usage de gaz lacrymogène. Cette information reste toutefois à confirmer indépendamment.

À Saint-Martin-d'Hères, la situation a été particulièrement tendue devant le lycée Pablo-Neruda. Des tirs de mortiers d'artifice ont été signalés en direction du portail, tandis que des poubelles ont été incendiées. La police est intervenue pour éloigner les personnes participant au blocage et éteindre les départs de feu.

D'autres établissements de l'agglomération ont également été concernés par des tentatives de blocage ce lundi matin.

Des lycéens veulent bloquer, d'autres souhaitent reprendre les cours

Cette rentrée révèle aussi des désaccords entre élèves et parents.

Devant Pablo-Neruda, certains lycéens souhaitaient maintenir une mobilisation pacifique, notamment à travers un barrage filtrant. D'autres personnes présentes s'opposaient au blocage afin de permettre l'accès aux cours.

Des parents ont également exprimé des positions différentes : certains défendent le droit des jeunes à manifester, tandis que d'autres dénoncent les tirs de mortiers et les risques pour les élèves.

D'après Ici Isère, les policiers ont parfois dû retirer plusieurs fois les mêmes obstacles, replacés après leur départ.

Une situation qui montre que tous les lycéens ne partagent pas la même stratégie, même lorsque leurs préoccupations concernant l'école se rejoignent.

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Pourquoi les blocages continuent malgré les annonces du gouvernement ?

La mobilisation ne concerne pas uniquement les vacances ou le fait de manquer les cours.

Depuis plusieurs semaines, les lycéens réclament notamment des classes moins chargées, davantage d'enseignants, de meilleures conditions d'étude et une réforme de Parcoursup.

Le 26 octobre, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures concernant les effectifs, les remplacements d'enseignants et l'orientation vers l'enseignement supérieur.

Mais pour une partie des lycéens mobilisés, ces engagements restent insuffisants ou trop éloignés dans le temps.

Le retour des blocages ce lundi montre que les annonces n'ont pas suffi à mettre fin à la contestation dans l'agglomération grenobloise.

Une mobilisation qui pourrait se poursuivre

Après plusieurs semaines de contestation avant les vacances, les tentatives de blocage ont donc repris dès le premier jour de la rentrée.

La suite dépendra de la mobilisation des élèves dans chaque établissement, mais aussi des échanges autour de leurs revendications.

Pour les lycéens qui souhaitent suivre leurs cours, ces actions posent également une question concrète : celle de l'accès aux établissements et de la sécurité aux abords des lycées.

À Grenoble et dans son agglomération, la rentrée de novembre commence donc avec une situation encore loin d'être apaisée.

Par la rédaction ChicagrePublié le Dernière mise à jour le

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