À Grenoble, la baignade dans l’Isère commence doucement à ressembler à un rendez-vous qu’on décale toujours à la semaine suivante.
La Ville devait organiser ce samedi 12 septembre une nouvelle expérimentation de baignade encadrée entre le quai Jongkind et le pont de Chartreuse. Sauf que les dernières analyses de l’eau ne permettent toujours pas de lancer l’opération.
D’après les éléments communiqués, les relevés microbiologiques dépassent les seuils recommandés par l’Agence régionale de santé.
Résultat : baignade annulée une nouvelle fois.
Les fortes pluies ont encore changé la donne
Cette fois, les précipitations du 9 septembre ont pesé dans la balance.
Les fortes pluies ont provoqué le déclenchement de déversoirs d’orage, avec un impact direct sur la qualité de l’eau. Et tant que les analyses ne reviennent pas dans les bons seuils, la Ville ne veut pas prendre de risque.
Sur le fond, le dispositif prévu était pourtant très encadré : groupes limités, sauveteurs professionnels, bouée obligatoire, chaussures fermées, zone définie et maintien de la baignade uniquement si les conditions sont jugées bonnes.
Le problème, c’est que pour l’instant, l’Isère ne coche toujours pas toutes les cases.
Le feuilleton commence à faire parler
Ce nouveau report arrive après une première annulation fin août, déjà liée à la qualité de l’eau.
Forcément, ça relance le débat.
D’un côté, la Ville assume toujours son idée : tester progressivement la baignade en rivière à Grenoble, notamment dans un contexte d’étés de plus en plus chauds.
De l’autre, les reports successifs montrent à quel point le projet reste dépendant de facteurs qu’on ne maîtrise pas vraiment : pluie, débit, rejets, qualité microbiologique.
En gros, le calendrier est prêt.
L’Isère, un peu moins.
Le projet n’est pas abandonné
La Ville insiste toutefois sur un point : l’expérimentation continue.
Les analyses vont se poursuivre pour mieux suivre l’évolution de la qualité de l’eau, notamment après les épisodes pluvieux. Une nouvelle tentative pourra être programmée dès que les conditions seront jugées suffisantes.
Donc non, la baignade dans l’Isère n’est pas enterrée.
Mais pour ceux qui avaient déjà préparé le maillot pour ce week-end, il faudra encore patienter un peu.
À ce rythme-là, le premier vrai plongeon grenoblois risque presque de devenir un événement à lui tout seul.
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