Le scénario aurait pu finir beaucoup plus mal.
Dimanche 6 septembre, quatre personnes se baignent dans un canal du Drac à Champ-sur-Drac. Deux parviennent à regagner la rive. Les deux autres, eux, sont pris dans un courant provoqué par le fonctionnement d’une turbine liée au barrage.
En quelques secondes, la baignade bascule.
Une trentaine de pompiers mobilisés
Les secours déclenchent une importante intervention, avec notamment des sauveteurs aquatiques et des moyens spécialisés.
L’un des deux baigneurs, âgé de 34 ans, est héliporté au CHU Grenoble Alpes dans un état grave, sans pronostic vital engagé. Le second, âgé de 27 ans, ressort épuisé mais indemne.
Le point important, c’est que le danger ne venait pas d’un simple courant naturel. Dans ce secteur, le fonctionnement du barrage peut modifier brutalement les conditions dans l’eau.
Une rivière peut sembler calme… puis changer très vite
C’est aussi ce que ce type d’accident rappelle.
À Grenoble et dans l’agglo, on parle beaucoup depuis plusieurs mois de la possibilité de se réapproprier l’Isère et le Drac pour la baignade. Mais entre une zone choisie, surveillée et contrôlée, et une baignade improvisée près d’un ouvrage hydroélectrique, on ne parle clairement pas de la même chose.
Courant, débit, barrages, turbines : le risque ne se voit pas toujours depuis la berge.
Et c’est probablement ça le plus piégeux.
Le débat sur la baignade revient au mauvais moment
L’accident arrive alors que Grenoble prépare justement une baignade encadrée dans l’Isère, avec sauveteurs, contrôle de la qualité de l’eau, surveillance du débit et conditions très précises.
Autrement dit, l’idée n’est pas de dire que « nos rivières sont trop dangereuses pour se baigner », mais plutôt de rappeler un truc simple : savoir si l’eau est propre ne suffit pas.
Il faut aussi savoir où on met les pieds.
À Champ-sur-Drac, deux hommes ont eu la chance de s’en sortir.
Et cette fois, le courant a rappelé très vite qui décidait.
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