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CULTURE · Grenoble · Bastille · Téléphérique Grenoble-Bastille

Grenoble : les Bulles ont 50 ans, et leur histoire avait commencé par une sacrée frayeur

Les fameuses cabines rondes de la Bastille fêtent leurs 50 ans en 2026. Le téléphérique, lui, existe depuis 1934. Mais le 18 septembre 1976, le jour de l’inauguration officielle des nouvelles Bulles, une cabine déraille et plusieurs dizaines de passagers doivent être évacués.

Les Bulles du téléphérique Grenoble-Bastille au-dessus de l’Isère, cinquante ans après leur arrivée en 1976.

Difficile aujourd’hui d’imaginer Grenoble sans elles.

Les Bulles qui montent vers la Bastille font partie du décor depuis 1976. Mais le téléphérique, lui, est bien plus ancien : il relie Grenoble à la Bastille depuis 1934.

Ce que l’on fête cette année, ce sont donc bien les 50 ans des cabines sphériques, devenues au fil du temps l’un des symboles les plus reconnaissables de la ville.

Les Bulles arrivent en 1976

Avant elles, le téléphérique a connu d’autres générations de cabines. En 1976, le système est modernisé et les nouvelles cabines rondes font leur apparition.

Elles circulent déjà depuis plusieurs semaines quand arrive le 18 septembre 1976, date de leur inauguration officielle.

Et c’est précisément ce jour-là que tout bascule.

Le jour de l’inauguration, une cabine déraille

Vers 15h45, une cabine déraille peu après avoir quitté la gare basse. Le téléphérique s’arrête et plusieurs dizaines de passagers se retrouvent bloqués sur la ligne.

Une importante opération de secours est alors déclenchée. Pompiers, grande échelle, nacelle et hélicoptère sont mobilisés pour évacuer les voyageurs jusqu’en soirée.

Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.

La cause sera ensuite identifiée comme un problème technique lié au passage de la cabine entre le rail de la gare et le câble. Contrairement à une vieille rumeur locale, ce n’était donc pas un passager qui avait provoqué l’incident.

Pour une inauguration censée lancer une nouvelle ère, on a connu plus calme.

Cinquante ans plus tard, elles sont toujours là

Le départ avait été mouvementé. La suite, beaucoup moins.

Les Bulles ont fini par devenir une vraie signature visuelle de Grenoble. Elles apparaissent partout : cartes postales, affiches, vidéos, photos touristiques, vues depuis les quais ou depuis la Bastille.

Et derrière cette image très grenobloise, il y a aussi un morceau d’histoire industrielle locale, avec le savoir-faire développé autour des remontées mécaniques en Isère.

Un mois de septembre pour les célébrer

Le cinquantenaire est célébré tout au long du mois de septembre avec plusieurs rendez-vous autour de l’histoire, de la mécanique et du patrimoine du téléphérique.

La date symbolique reste évidemment le 18 septembre, cinquante ans jour pour jour après l’inauguration officielle des Bulles.

Cinquante ans après un départ franchement mouvementé, elles sont toujours là, suspendues au-dessus de l’Isère.

Pas mal pour des cabines qui avaient choisi leur jour d’inauguration pour tester les nerfs de tout Grenoble.

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