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INSOLITE · Villard-de-Lans · Vercors · Isère

Vercors : les vaches mangent les balises de l’Ultra Trail, les bénévoles doivent changer leur méthode

L’Ultra Trail du Vercors se court ce samedi 12 septembre au départ de Villard-de-Lans. Mais avant même que les coureurs s’élancent, les bénévoles doivent gérer un adversaire assez inattendu : certaines vaches du massif ont tendance à manger les fanions qui indiquent le parcours.

Vaches dans un alpage du Vercors à proximité d’un parcours de trail balisé.

On pensait que le plus compliqué dans un ultra-trail, c’était les kilomètres, le dénivelé et les jambes qui commencent à négocier leur démission.

Dans le Vercors, il faut visiblement ajouter une quatrième difficulté : les vaches qui mangent le balisage.

Ce samedi 12 septembre, l’Ultra Trail du Vercors revient à Villard-de-Lans avec plusieurs formats, dont l’épreuve reine d’environ 85 km et 4 300 mètres de dénivelé positif. Mais avant que les premiers coureurs partent à 5 heures du matin, une autre course est déjà lancée : celle des bénévoles chargés de rendre le parcours impossible à rater.

Image 1 de l’article

2 500 fanions à installer sur les parcours

D’après Le Dauphiné Libéré, une vingtaine de personnes réparties en dix binômes doivent installer environ 2 500 fanions orange fluo et jaunes sur près de 120 km de tracés cumulés.

Le principe est simple : baliser le plus tard possible, généralement la veille ou l’avant-veille, pour limiter l’impact dans la montagne.

Après le passage des participants, les serre-files retirent progressivement les fanions.

Sur le papier, c’est carré.

Puis arrivent les vaches.

Le fanion orange, apparemment, ça se mange

Le responsable des parcours et du balisage, Arnaud Quillery, raconte que les équipes ont déjà été confrontées à un problème très local : des bovins qui viennent arracher, mâchouiller ou avaler certaines balises.

La solution a donc été assez logique.

Dans les secteurs où les vaches sont présentes, les bénévoles évitent de mettre les fanions trop bas et adaptent leur manière de les installer pour qu’ils deviennent moins accessibles.

Parce qu’à plusieurs heures de course, devoir deviner si le chemin part à droite simplement parce qu’une Montbéliarde avait une petite faim, ce serait quand même dommage.

Avant les coureurs, tout le monde surveille le parcours

Les animaux ne sont d’ailleurs pas le seul imprévu possible.

Vent, promeneurs, matériel déplacé ou balise tombée : le tracé doit être vérifié jusqu’au dernier moment. Et avec plusieurs milliers de repères dispersés dans le massif, le boulot est loin d’être anecdotique.

L’organisation insiste aussi sur un point : aucune trace durable ne doit rester après la course.

L’édition 2026 partira donc bien ce samedi de Villard-de-Lans. Les premiers participants de l’Ultra s’élanceront à 5 heures, avant le Trail des 4 Montagnes et les autres formats de la journée. Le parcours principal affiche environ 85 km pour 4 300 mètres de D+.

Les coureurs vont devoir gérer la fatigue, les montées, les descentes et les heures passées sur les sentiers.

Les bénévoles, eux, ont déjà un objectif beaucoup plus précis :

faire en sorte que les vaches leur laissent les panneaux.

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