Le blocus de l’UGA doit reprendre dès 6 heures vendredi 9 octobre. Réunis en assemblée générale à Grenoble, les étudiants ont voté la poursuite du mouvement après une journée marquée par une manifestation de 800 personnes selon la police et plusieurs interpellations en Isère.
Le vote porte aussi sur la suite : les étudiants ont annoncé qu’ils manifesteraient mardi 13 octobre avec les lycéens. Une nouvelle assemblée générale est prévue vendredi à midi sur le campus pour décider des prochaines actions. Ils ont également indiqué qu’ils rejoindraient les agents de M Réso si ceux-ci décidaient de manifester, après le dépôt d’un préavis de grève pour lundi 12 octobre.
800 manifestants selon la police, 2 500 selon les participants
Le cortège étudiant est parti du campus de Saint-Martin-d’Hères en début d’après-midi. Il a rejoint le rectorat, puis la place de Verdun à Grenoble, où des lycéens devaient le rejoindre. Les manifestants ont notamment réclamé davantage de moyens pour l’Éducation nationale et l’enseignement supérieur, une aide contre la précarité étudiante et une meilleure prise en compte de leurs revendications.
Les chiffres avancés diffèrent selon les estimations : la police a compté 800 manifestants, tandis que les participants en revendiquaient 2 500. Le défilé s’est déroulé sans heurt, avant que les participants se séparent entre ceux qui se rendaient à l’assemblée générale et ceux qui rentraient chez eux.
D’après Le Dauphiné Libéré, plus d’une centaine d’étudiants s’étaient déjà rassemblés dès 6 heures près de l’arrêt de tram Bibliothèques, sur le campus de Saint-Martin-d’Hères. Le mouvement a aussi concerné l’Institut de la communication et des médias à Échirolles, bloqué par des étudiants, ainsi que plusieurs lycées de l’Isère.
Cinq interpellations à Grenoble, une à Voiron
La journée a aussi été marquée par des incidents devant plusieurs établissements, notamment à Villefontaine, Bourgoin-Jallieu et Pont-de-Chéruy. Le Dauphiné Libéré rapporte des tirs de mortiers, des feux de poubelles et des interventions des forces de l’ordre, qui ont notamment utilisé du gaz lacrymogène à Villefontaine.
À Grenoble et Saint-Martin-d’Hères, cinq personnes âgées de 15 à 20 ans ont été interpellées au cours de la journée pour des faits distincts, dont entrave à la circulation, outrage ou suspicion de tirs de mortiers vers des policiers. Une autre personne, âgée de 17 ans, a été interpellée à Voiron pour dégradation de bien public.
À Grenoble, le prochain rendez-vous est fixé à vendredi midi sur le campus. C’est là que l’assemblée générale doit préciser les modalités de la suite du mouvement.




