La nuit a été courte chez Fourneton Démolition, route de Grenoble à Moirans.
D’après Le Dauphiné Libéré, l’incendie s’est déclaré peu après 2h30 dans la nuit du 23 au 24 août. Une quinzaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour contenir les flammes, finalement maîtrisées vers 4 heures.
Le bilan matériel est particulièrement important : selon Le Dauphiné Libéré, 23 véhicules destinés à être réparés ont été détruits. Grenoble Mag évoque de son côté un préjudice estimé autour de 200 000 euros pour l’entreprise.
Malgré les dégâts, l’activité ne devrait pas être interrompue et aucun chômage technique n’est annoncé à ce stade.
Des traces d’accélérateur retrouvées
L’incendie pourrait ne rien avoir d’accidentel.
D’après Le Dauphiné Libéré, les techniciens en identification criminelle ont relevé sur place des traces d’un produit accélérateur de feu. Cet élément conduit les enquêteurs à privilégier la piste d’un incendie volontaire.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer précisément l’origine du sinistre.
Un autre élément est apparu depuis les premières informations. Selon Grenoble Mag, un homme alcoolisé présent à proximité de l’entreprise a été interpellé puis placé en garde à vue.
À ce stade, aucun élément fourni ne permet toutefois d’établir un lien entre cet homme et l’incendie.
Les voitures détruites n’étaient pas toutes de simples épaves
Fourneton Démolition n’est pas seulement un terrain où sont stockés des véhicules hors d’usage.
D’après les informations fournies à partir du site officiel de l’entreprise, l’établissement exerce notamment dans la carrosserie, le rachat de véhicules accidentés et la vente de pièces automobiles d’occasion.
Le site est également présenté comme centre agréé pour les véhicules hors d’usage.
Cela change un peu la lecture du bilan : les 23 voitures parties en fumée n’étaient pas simplement destinées à finir compressées dans un coin de la casse. Plusieurs devaient encore être réparées.
23 véhicules détruits et un préjudice estimé autour de 200 000 € : pour l’entreprise, l’incendie dépasse largement la simple perte de quelques épaves.
L’enquête doit désormais permettre de déterminer comment le feu a commencé et s’il s’agit bien d’un acte volontaire.
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