Depuis le 5 octobre, deux voitures équipées de caméras lisent les plaques dans les zones de stationnement payant à Grenoble. Leur rôle : repérer les véhicules dont le droit de stationnement pourrait être invalide. Mais contrairement à ce que le dispositif pourrait laisser croire, le passage d’une caméra ne déclenche pas automatiquement une amende.
Chaque véhicule embarque quatre paires de caméras, soit huit objectifs capables de lire les plaques d’immatriculation. Le contrôle concerne les rues où le stationnement est payant, et non l’ensemble des voies grenobloises. D’après tgplus.fr, les voitures réalisent un pré-contrôle à partir des plaques relevées.
La caméra repère, un agent vérifie
Le système cherche à savoir si un droit de stationnement est en cours de validité. Un défaut de paiement ou un dépassement de la durée autorisée peut faire remonter une situation à contrôler, mais aucun procès-verbal n’est automatiquement établi. Avant une verbalisation, un agent de surveillance de la voie publique doit vérifier le cas.
La distinction compte : les voitures équipées assistent le contrôle, elles ne remplacent pas la décision d’un agent. Selon les éléments communiqués, cette organisation doit aussi permettre aux agents de consacrer davantage de temps à d’autres situations sur la voie publique : véhicules sur les trottoirs, passages piétons ou pistes cyclables, stationnement abusif ou illicite, et places réservées aux livraisons ou aux personnes à mobilité réduite.
La plaque doit être renseignée au paiement
Pour que le contrôle puisse rapprocher une voiture de son paiement, l’automobiliste doit renseigner sa plaque au moment de régler son stationnement. Cela vaut aussi bien à l’horodateur qu’avec l’application EasyPark.
Les détenteurs d’un abonnement résident et les personnes bénéficiant d’une autorisation temporaire - par exemple pour un déménagement ou des travaux - n’ont pas de démarche supplémentaire à effectuer. La gratuité reste également prévue pour les titulaires d’une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement » ou d’une carte européenne de stationnement visible derrière le pare-brise. La Ville recommande toutefois d’enregistrer le véhicule au préalable pour bénéficier d’un droit gratuit de longue durée.
Le dispositif arrive dans une ville où les forfaits de post-stationnement sont nombreux : en 2024, les agents en ont dressé 96 143 pour défaut ou insuffisance de paiement, soit 4 % de plus qu’en 2023. À Grenoble, le montant du forfait est de 35 euros. Pour les conducteurs, le réflexe utile reste donc simple : saisir correctement sa plaque au paiement et vérifier que son droit est bien en cours.




