Jusqu'à 23 000 manifestants, 15 blessés et 7 interpellations. Samedi 24 octobre, Grenoble a connu une nouvelle journée de mobilisation importante, une semaine après les événements du 17 octobre.
Gilets jaunes, lycéens, étudiants et syndicalistes se sont retrouvés autour de revendications liées au pouvoir d'achat, aux conditions d'études et aux services publics.
10 000 ou 23 000 manifestants ?
Le rassemblement principal était annoncé à 14 h au départ de la gare de Grenoble, avec un parcours adapté pour éviter les secteurs interdits aux manifestations.
Malgré les restrictions, plusieurs milliers de personnes ont répondu à l'appel.
Mais les comptages diffèrent : 10 000 participants selon la préfecture de l'Isère, contre 23 000 revendiqués par la CGT.
L'Agence France-Presse (AFP) a rapporté ces deux estimations, sans privilégier l'une ou l'autre.
Sept interpellations et quinze blessés
La journée a également été marquée par des affrontements et des dégradations dans certains secteurs du centre-ville.
D'après le bilan communiqué par la préfecture, sept personnes ont été interpellées et quinze blessés ont été signalés : huit policiers et sept manifestants.
Les autorités évoquent également environ 400 individus masqués, qu'elles soupçonnent d'avoir pris part aux violences.
Ces incidents ne doivent toutefois pas être confondus avec l'ensemble de la mobilisation, à laquelle plusieurs milliers de personnes ont participé.
Après deux samedis de mobilisation, quelle suite ?
Ce 24 octobre intervenait dans un contexte particulier : manifestations interdites dans une partie de l'hypercentre, couvre-feu instauré dès 18 h dans plusieurs secteurs et tramways à l'arrêt toute la journée.
Malgré ces mesures, les mobilisations sociales se sont poursuivies.
Deux samedis consécutifs ont donc rassemblé des milliers de personnes à Grenoble, avec des revendications toujours présentes concernant le coût de la vie, l'éducation et les services publics.
Reste maintenant à savoir quelles suites les organisateurs donneront au mouvement et quelles réponses seront apportées aux demandes exprimées dans la rue.




