Le calme n’aura pas duré très longtemps devant le lycée Mounier.
Ce mardi matin, alors que le mouvement entrait dans sa deuxième journée, la situation s’est de nouveau tendue devant l’établissement grenoblois. Après environ une heure plus calme, de nouveaux tirs de mortier ont été signalés, auxquels les forces de l’ordre ont répondu par du gaz lacrymogène.
Un mouvement lancé dès lundi
Le blocus avait commencé lundi 28 septembre à 8h. Plusieurs accès du lycée avaient été bloqués avec des poubelles, tandis qu’une quinzaine de policiers et quatre véhicules avaient été déployés autour de l’établissement.
La première journée avait déjà été marquée par des jets de projectiles, l’usage de gaz lacrymogène, des poubelles incendiées et trois interpellations.
Les élèves avaient annoncé dès le départ vouloir tenir toute la semaine.
Classes à 35, profs absents, manque de matériel
Derrière les images de tension, les revendications restent les mêmes.
D’après Le Dauphiné Libéré, les lycéens dénoncent notamment des classes pouvant atteindre 35 élèves, des salles jugées trop chaudes, un manque de matériel et d’ordinateurs.
Plusieurs élèves évoquent aussi l’absence de professeurs dans certaines matières comme les SES, l’espagnol, la physique-chimie ou le management.
Les tensions repartent devant Mounier
Ce mardi, le point qui change est surtout la durée du conflit.
On n’est plus sur une seule matinée de mobilisation : les élèves sont revenus et le face-à-face avec les forces de l’ordre continue.
Après une période d’accalmie, de nouveaux tirs de mortier et des réponses au gaz lacrymogène ont été signalés devant le lycée.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’établir un nouveau bilan précis d’éventuels blessés ou interpellations pour cette deuxième journée.
Mounier reste au cœur de la mobilisation
La veille, les élèves expliquaient vouloir faire durer le mouvement et espéraient qu’il soit repris ailleurs.
Vingt-quatre heures plus tard, Mounier reste l’un des points les plus visibles de la mobilisation lycéenne à Grenoble.
Au-delà des mortiers et des lacrymogènes, la question reste désormais de savoir combien de temps le blocage va durer et si d’autres établissements grenoblois vont suivre.
Pour l’instant, à Mounier, le mouvement continue.
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