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QUOTIDIEN · Grenoble · Centre-ville · Lycée Mounier · UGA

Grenoble : lycées bloqués, étudiants mobilisés, transports perturbés… pourquoi ça bouge ce mardi 29 septembre

Lycéens, étudiants, enseignants, agents publics : ce mardi 29 septembre, plusieurs colères se croisent à Grenoble. Au lycée Mounier, le blocus continue. À l’UGA, les étudiants parlent précarité, APL et frais d’inscription. Et à 10h, une manifestation part de Victor-Hugo. Si tout semble partir dans tous les sens, les revendications ont en réalité un point commun : les moyens.

Manifestation et mobilisation de lycéens, étudiants et agents publics dans le centre de Grenoble lors de la journée de grève du 29 septembre 2026.
CRÉDIT PHOTO — Illustration Chicagre

Si tu vois des lycées bloqués, des étudiants dans les cortèges et plusieurs lignes de tram ou de bus perturbées ce mardi à Grenoble, ce n’est pas trois mouvements différents tombés le même jour par hasard.

C’est une grosse journée de mobilisation nationale dans la fonction publique, à laquelle viennent se greffer un mouvement lycéen en pleine montée et des revendications étudiantes de plus en plus présentes. À Grenoble, tout se croise donc en même temps.

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À Mounier, le mouvement dure déjà depuis lundi

Le point le plus visible à Grenoble reste le lycée Emmanuel-Mounier.

Le blocus a commencé lundi matin, avant même l’appel national de ce mardi. Les élèves dénoncent notamment des classes pouvant monter à 35 élèves, des salles trop chaudes, du matériel insuffisant, un manque d’ordinateurs et des enseignants absents dans certaines matières.

La mobilisation a aussi été marquée par des tensions avec les forces de l’ordre, des tirs de mortier et l’usage de gaz lacrymogène.

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Ce mardi, le mouvement se poursuit alors que des appels au blocage de lycées circulent aussi au niveau national.

Classes à 35, profs absents : ce que réclament les lycéens

Derrière les images de barrières, de poubelles et de lacrymogène, les revendications sont beaucoup plus concrètes.

Les lycéens mobilisés parlent d’abord de classes surchargées, parfois à 32 ou 35 élèves, de manque d’enseignants, de surveillants, d’infirmières scolaires et d’AESH pour accompagner les élèves en situation de handicap.

À Grenoble, les témoignages recueillis à Mounier ajoutent des problèmes très concrets : manque de matériel, ordinateurs insuffisants, chaleur dans les salles et emplois du temps compliqués.

En clair : le mouvement ne se résume pas à un blocus. Il part aussi d’un quotidien que certains élèves considèrent comme dégradé.

Et les étudiants dans tout ça ?

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Ils ne sont pas forcément devant les mêmes grilles, mais ils ont aussi leurs propres raisons de rejoindre la mobilisation.

Les organisations étudiantes mettent notamment en avant la précarité, la question des APL, le repas à 1 € au Crous pour les étudiants précaires et les frais d’inscription dans certaines formations.

À Grenoble, le contexte est particulièrement parlant : des mobilisations étudiantes ont aussi lieu autour des affectations post-Parcoursup ou Mon Master et des conditions d’accès aux études.

Autrement dit, le malaise étudiant ne commence pas ce mardi matin et ne s’arrêtera probablement pas ce soir.

10h à Victor-Hugo : le point de convergence

Côté fonction publique, le rendez-vous grenoblois est fixé à 10h place Victor-Hugo, avec un cortège annoncé jusqu’à la place de Verdun.

Plusieurs organisations syndicales appellent les agents publics à se mobiliser. Les revendications portent notamment sur les salaires, le pouvoir d’achat, la valeur du point d’indice et les moyens accordés aux services publics.

Le fond du message est assez simple : les syndicats craignent que les choix budgétaires aggravent encore les difficultés dans l’éducation, la santé, les collectivités et les autres services publics.

Et là, on retrouve exactement le même mot que chez les lycéens : les moyens.

Même colère, pas forcément les mêmes revendications

Il faut quand même éviter de tout mélanger.

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Un lycéen qui réclame des profs et des classes moins chargées, un étudiant inquiet pour son APL et un agent public qui demande une revalorisation salariale ne manifestent pas exactement pour la même chose.

Mais ce mardi, leurs revendications se rejoignent autour d’une même question : combien de moyens l’État veut-il réellement mettre dans les services publics et dans la jeunesse ?

C’est ce qui explique pourquoi des mouvements qui pourraient sembler séparés finissent par se retrouver dans la même journée.

Les transports vont aussi le sentir

Même sans participer, la journée peut se voir très concrètement dans Grenoble.

Des perturbations sont annoncées sur le réseau M réso autour du passage de la manifestation, notamment entre Victor-Hugo, Verdun, Chavant, Hôtel de Ville et le secteur de la gare.

Certaines lignes de tram et de bus peuvent donc être interrompues ou déviées pendant plusieurs heures.

Donc oui, la mobilisation concerne les salaires, les lycées, les étudiants et les services publics.

Mais si tu veux simplement traverser Grenoble vers midi, elle risque aussi de te concerner très directement.

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