Grenoble vient de décrocher une place sur le podium européen. Et cette fois, ce n'est ni pour ses montagnes, ni pour ses paysages.
Dans son classement à mi-année 2026, la plateforme internationale Numbeo place Grenoble au troisième rang européen de son indice de criminalité, avec un score de 62,71 sur 100.
Seules deux villes arrivent devant : Marseille, première avec 67,03 points, et Birmingham, au Royaume-Uni, deuxième avec 63,96 points. Derrière Grenoble, on retrouve notamment Naples, Coventry, Montpellier, Lyon et Paris.
Grenoble gagne trois places en un an

Ce n'est pas la première fois que Grenoble apparaît aussi haut dans ce classement.
À mi-année 2025, la ville occupait déjà la sixième position européenne, avec un indice de 61,23. En 2026, elle grimpe à la troisième place.
Trois places gagnées en un an. Une progression dont les Grenoblois se seraient probablement bien passés.
Le « Chicago français » refait parler sur les réseaux
Sur X, le classement a été relayé par le compte Stats Globe. La publication a également été reprise sur des forums, où les internautes réagissent avec un mélange d'ironie et de surprise.
Certains plaisantent sur la place de la France dans le tableau. D'autres s'étonnent de retrouver Grenoble aussi haut, devant des villes européennes bien plus peuplées.
Pour les Grenoblois, ce podium rappelle surtout un surnom qui colle à la ville depuis plusieurs années : le « Chicago français ».
L'expression avait notamment été utilisée en 2018 par le syndicat de police Alliance pour dénoncer la situation sécuritaire locale. Depuis, elle revient régulièrement dans les discussions autour des trafics de stupéfiants, des violences et de la réputation de Grenoble.
Un surnom que certains reprennent avec autodérision, mais qui renvoie aussi à des préoccupations bien réelles.
Attention, ce classement ne mesure pas les crimes enregistrés
C'est le point important à connaître avant de partager ce podium.
Numbeo ne s'appuie pas sur les statistiques officielles de la police et de la gendarmerie. Son indice repose sur des questionnaires remplis volontairement par des internautes, portant notamment sur leur sentiment de sécurité et leurs inquiétudes concernant différentes formes de délinquance.
Les réponses sont ensuite converties en un indice de 0 à 100. Les participants ne constituent pas nécessairement un échantillon représentatif de la population.
Grenoble n'est donc pas officiellement la troisième ville la plus criminelle d'Europe. C'est sa position dans un classement fondé sur des perceptions, et non sur le nombre d'infractions constatées.
Les statistiques officielles françaises sont publiées séparément par le ministère de l'Intérieur, avec des données communales détaillées par type d'infraction.
Reste que cette troisième place remet une nouvelle fois Grenoble sous les projecteurs pour sa réputation en matière de sécurité. Une réputation dont la capitale des Alpes semble avoir bien du mal à se détacher.




