Ce lundi matin, pas vraiment de journée classique au lycée Mounier.
Depuis 8h, plusieurs accès à l’établissement sont bloqués par des poubelles. Les élèves avaient préparé le mouvement depuis plusieurs jours et espèrent désormais qu’il soit repris ailleurs en France. Leur objectif : dénoncer leurs conditions d’étude et faire durer le blocus toute la semaine.
Des classes à 35 élèves
D’après Le Dauphiné Libéré, les lycéens dénoncent des classes pouvant atteindre 35 élèves, des salles jugées trop chaudes, l’absence de climatisation, le manque de matériel et d’ordinateurs, mais aussi un sentiment de manque de liberté.
Le lycée Emmanuel-Mounier, situé avenue Marcelin-Berthelot à Grenoble, regroupe plusieurs filières générales, technologiques et professionnelles.
Gaz lacrymogène et tensions avec la police
La mobilisation ne s’est pas déroulée sans tension.
Une quinzaine de policiers et quatre véhicules ont été déployés autour du lycée dans la matinée. La situation s’est tendue lors de l’interpellation d’un jeune devant les portes de l’établissement, puis après des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre.
Les policiers ont alors utilisé du gaz lacrymogène. Quelques poubelles ont également été incendiées.
À midi, le blocus était toujours en cours.
Les élèves veulent aller au-delà de Mounier
Le mouvement ne semble pas pensé uniquement comme un problème interne au lycée grenoblois.
Les élèves expliquent vouloir dénoncer plus largement les conditions d’éducation en France et espèrent que d’autres établissements suivent.
Derrière les entrées bloquées et les tensions de la matinée, les lycéens cherchent donc aussi à faire de Mounier le point de départ d’une mobilisation plus large.
Un blocus annoncé pour toute la semaine
À ce stade, les élèves souhaitent maintenir le blocage pendant plusieurs jours.
Reste à voir si le mouvement tiendra réellement toute la semaine, si d’autres établissements grenoblois rejoindront la mobilisation et comment évoluera la situation autour du lycée.
La direction de l’établissement n’avait pas souhaité réagir publiquement au moment des premières informations.
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