À Grenoble, se garer gratuitement va devenir un peu plus compliqué dès la semaine prochaine. À partir du lundi 2 novembre 2026, 1 060 places de stationnement jusqu'ici gratuites deviennent payantes dans deux secteurs de la ville.
Une nouvelle dépense pour certains automobilistes, mais aussi une source d'inquiétude pour des professionnels qui travaillent quotidiennement dans ces quartiers. Et alors que la date approche, la contestation se poursuit.
Eaux-Claires et Clemenceau : quelles rues deviennent payantes ?
L'extension concerne 460 places aux Eaux-Claires et 620 dans le secteur Clemenceau, à proximité du Stade des Alpes et du Palais des Sports.
Parmi les rues concernées figurent notamment le boulevard Clemenceau, les rues Jules-Ferry, Lumière, Ravier et Louis-Lachat, ainsi que plusieurs rues des Eaux-Claires situées entre le boulevard Joseph-Vallier et la rue Guynemer.
Ces emplacements passeront en zone verte, avec un stationnement payant du lundi au samedi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h.
Pour les visiteurs, les tarifs seront les suivants :
- 1 heure : 2 €
- 2 heures : 4 €
- 4 heures : 6,50 €
- 8 heures : 10,50 €
Le stationnement restera gratuit entre 12 h et 14 h, le dimanche et les jours fériés.
Un garagiste s'inquiète pour les voitures de ses clients
Au-delà des habitants, certains commerçants redoutent les conséquences sur leur activité.
C'est le cas d'Orel Kola, garagiste installé depuis quinze ans rue Marbeuf, aux Eaux-Claires. Interrogé par Le Dauphiné Libéré le 28 octobre, il explique craindre de devoir payer pour stationner les véhicules de ses clients, mais aussi sa propre voiture.
Son problème : il travaille dans le quartier, mais n'y habite pas. Il ne peut donc pas bénéficier du tarif résident.
Le professionnel affirme avoir sollicité la mairie sans obtenir de solution adaptée à sa situation. Une difficulté d'autant plus concrète que les garages automobiles ne figurent pas parmi les activités éligibles au tarif professionnel préférentiel présenté par la Ville.
Une pétition lancée, mais la mairie défend sa décision
La contestation ne concerne pas uniquement les professionnels.
Une pétition lancée le 12 octobre demande la suspension de la mesure et une véritable concertation avec les riverains. Ses auteurs dénoncent une décision prise sans consultation suffisante et une dépense supplémentaire pour les ménages qui utilisent quotidiennement leur voiture.
Ils soulèvent également un problème bien connu autour du Stade des Alpes et du Palais des Sports : les difficultés pour trouver une place lors des matchs et des événements. Selon eux, le stationnement payant ne suffira pas forcément à régler cette situation.
De son côté, la municipalité explique que cette extension répond notamment aux demandes d'habitants qui rencontrent des difficultés croissantes pour stationner près de chez eux.
L'objectif affiché est de libérer davantage de places et de faciliter le stationnement résidentiel. Une justification qui montre aussi que tous les habitants ne sont pas opposés à la mesure.
12 € par mois pour les habitants : ce qu'il faut prévoir
Pour les résidents éligibles, la Ville propose un abonnement à 12 € par mois, contre 9 € pour une semaine ou 3 € pour une journée.
Attention, cet abonnement n'est pas automatique. Les habitants doivent faire valider leur droit résident et enregistrer leur véhicule auprès de la mairie.
Pour les automobilistes qui ne paient pas leur stationnement, le forfait de post-stationnement est fixé à 35 €.
Le changement est prévu dès lundi. Pour les habitants et les personnes qui travaillent dans les rues concernées, il reste donc quelques jours pour vérifier les nouvelles règles et anticiper les démarches.
Les modalités sont disponibles sur le site officiel de la Ville de Grenoble.


