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FOODCHICAGRE · LE MÉDIA URBAIN NUMÉRO 1 À GRENOBLE ET DANS LE 38

Le tacos séduit en Corse : comment est-il devenu un phénomène bien au-delà du 38

Corse Matin s’intéresse à la montée du French tacos sur l’île, avec des jeunes qui parlent déjà d’un rendez-vous régulier et d’un goût “exceptionnel”. À Grenoble, forcément, le sujet résonne autrement : ici, ce tacos très français fait partie du décor depuis des années et son histoire est directement liée au Rhône-Alpes.

French tacos servi dans un snack urbain avec un décor évoquant Grenoble et les Alpes, illustration du succès du produit au-delà de l’Isère.
CRÉDIT PHOTO — Alt image - AI Génération

Dans un article paru aujourd’hui, Corse Matin raconte comment le phénomène gagne la Corse, notamment à travers plusieurs enseignes déjà implantées sur l’île et des jeunes clients qui en ont fait une habitude.

Le média suit notamment deux adolescents de 14 ans venus manger leur tacos hebdomadaire. L’un d’eux explique apprécier le mélange des saveurs et estime que le produit plaît largement aux jeunes Corses.

Un produit qui, dans le 38, ne date clairement pas d’hier.

À Grenoble et dans son agglomération, le tacos s’est installé depuis près de deux décennies dans les habitudes : sortie de cours, pause du midi, fin de soirée, après le foot… il est devenu un classique.

Mais derrière ce produit qu’on voit aujourd’hui partout, l’histoire reste encore discutée.

L’origine exacte du French tacos n’est pas totalement tranchée.

Plusieurs récits situent sa naissance entre Grenoble, Saint-Martin-d’Hères et la région lyonnaise, au début des années 2000.

Le réalisateur grenoblois Bastien Gens, qui a enquêté sur le sujet pour son documentaire *Tacos Origins*, montre surtout que le tacos tel qu’on le connaît aujourd’hui s’est construit progressivement dans plusieurs snacks de Rhône-Alpes.

Grenoble a ensuite joué un rôle important dans son développement commercial, notamment avec Le Tacos des Alliés, puis avec l’essor d’O’Tacos.

Et ensuite, le produit a clairement dépassé le cadre local.

En une quinzaine d’années, le tacos a quitté les snacks de quartier pour s’installer partout en France.

Puis il a franchi les frontières.

Belgique, Suisse, Maroc, Canada… À l’étranger, on parle même de « French tacos » pour bien le distinguer du tacos mexicain.

Et désormais, le phénomène continue jusqu’en Corse.

Vu de Grenoble, c’est peut-être ça le plus drôle dans l’histoire : voir un produit qui faisait partie du quotidien local devenir, quelques années plus tard, un sujet national puis international.

La paternité exacte du tacos fera probablement encore débat longtemps entre Grenoble et Lyon.

Mais une chose est sûre : ce qui ressemblait autrefois à une spécialité de snack de Rhône-Alpes est devenu un vrai phénomène générationnel bien au-delà du 38.

Et maintenant, même la Corse s’y met.

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SOURCE

Source principale : Corse Matin

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