Dimanche matin, sur les hauteurs de Crolles, deux programmes vont se croiser.
Pour certains : chaussures de trail, dossard et chrono.
Pour d’autres : gilet fluo, chiens et ouverture de la chasse.
Le cross des coteaux de Crolles organise sa 40e édition ce dimanche 13 septembre, avec plus de 400 participants attendus sur des parcours de 11 et 24 kilomètres.
Et le même jour, à partir de 7 heures, la chasse ouvre officiellement en Isère.
Sur le papier, le mélange interpelle
Forcément, voir plusieurs centaines de coureurs partir sur des sentiers le jour exact où commence la saison de chasse peut faire réagir.
À Crolles, une cinquantaine de chasseurs locaux devraient également être présents dans le secteur.
Dit comme ça, le dimanche matin ressemble presque à un crossover qu’on n’aurait pas forcément imaginé.
Sauf que la situation n’est pas improvisée.
La cohabitation est organisée
Les organisateurs du trail et les chasseurs locaux ont l’habitude d’échanger en amont.
Le cross existe depuis 40 éditions et tombe régulièrement autour de cette période. Selon les organisateurs, la cohabitation s’est jusque-là toujours bien passée.
L’idée est donc simple : chacun sait qu’il ne sera pas seul sur le terrain.
Et dans un secteur aussi fréquenté, la coordination reste clairement le meilleur moyen d’éviter les mauvaises surprises.
Le vrai débat dépasse largement Crolles
Parce qu’au fond, ce trail remet surtout sur la table une question très locale : comment partager les mêmes espaces entre chasseurs, traileurs, randonneurs, vététistes ou simples promeneurs ?
Autour de Grenoble, les pratiques outdoor sont partout. Dès que la saison de chasse commence, les usages se croisent encore plus.
D’un côté, les chasseurs défendent une pratique encadrée et connue localement.
De l’autre, certains sportifs ou promeneurs peuvent être moins à l’aise à l’idée d’entendre des tirs pendant une sortie.
Le sujet devient donc rapidement plus large qu’une simple course organisée au même moment.
Dimanche, tout le monde partagera le même massif
Plus de 400 coureurs, des chasseurs présents dans le secteur et les mêmes hauteurs de Chartreuse.
Écrit comme ça, le tableau paraît presque improbable.
Mais si tout se passe comme les années précédentes, chacun devrait simplement faire son activité de son côté.
Reste que la scène résume assez bien un dimanche en Isère :
certains courent après un chrono, d’autres après un sanglier.
Le principal, c’est que tout le monde sache où il met les pieds.
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