On savait que la semaine avait été agitée. On découvre maintenant la taille de la facture.
La Région Auvergne-Rhône-Alpes estime entre 25 et 30 millions d’euros les dommages liés aux violences et dégradations survenues autour des lycées depuis le début de la mobilisation.
Le chiffre a été avancé par la collectivité régionale. Et à ce niveau-là, la comparaison avec le reste de la France interpelle forcément.
25 à 30 millions ici, 7 millions en Île-de-France
Les premières estimations communiquées ailleurs sont nettement inférieures : environ 7 millions d’euros en Île-de-France, 3 millions en Occitanie et autour d’un million dans plusieurs autres régions.
Auvergne-Rhône-Alpes se retrouve donc très largement au-dessus avec sa fourchette de 25 à 30 millions d’euros.
Avant d’en faire un championnat de France de la casse, une précision reste importante : il s’agit pour l’instant d’une estimation avancée par la Région, pas d’un bilan financier définitif.
Le montant doit notamment couvrir les dégradations constatées autour de plusieurs établissements et différents dommages matériels.
Grenoble loin d’avoir été épargnée
Dans l’agglomération grenobloise, la mobilisation a commencé dès la fin septembre au lycée Emmanuel-Mounier avant de toucher plusieurs autres établissements.
Mounier, Vaucanson, Eaux-Claires, Champollion ou encore Pablo-Neruda ont connu des blocages, rassemblements ou tensions au fil des journées.
Les revendications exprimées par les lycéens concernaient notamment les classes chargées, le manque d’enseignants et de moyens, l’état de certains établissements ou encore les inquiétudes autour de Parcoursup.
Le mouvement s’est ensuite élargi, avec des mobilisations étudiantes également organisées à Grenoble.
Lyon, Saint-Étienne et plusieurs départements concernés
Le chiffre régional ne vient évidemment pas uniquement de Grenoble.
Lyon et plusieurs communes du Rhône ont aussi connu de nombreux blocages et incidents autour des établissements scolaires.
Des mobilisations ont également été signalées à Saint-Étienne, dans l’Ain, le Puy-de-Dôme et d’autres secteurs d’Auvergne-Rhône-Alpes.
La Région avait recensé plusieurs dizaines d’établissements concernés et annoncé son intention de déposer de nombreuses plaintes après les dégradations.
Reste maintenant à comprendre la facture
Entre 25 et 30 millions d’euros, il y a déjà cinq millions d’écart.
Et avec une estimation aussi supérieure à celles annoncées dans les autres régions, le détail du calcul devrait forcément être regardé de près.
La collectivité veut notamment engager des démarches judiciaires pour obtenir réparation lorsque les responsables des dégradations sont identifiés.
Après plusieurs jours à compter les lycées bloqués, les cortèges et les incidents, Auvergne-Rhône-Alpes commence donc à compter les dégâts.
Et la calculette affiche beaucoup de zéros.




